Que faire pour garder des dents saines?

Conseils de soins quotidiens

Vous pouvez éliminer vous-même la plupart des bactéries responsables de la maladie parodontale. En effet, vous pouvez contrôler la plaque dentaire – cause de leur prolifération – grâce à des soins quotidiens.

La brosse

Munie de poils souples et d’une petite tête, elle est très efficace sur les surfaces en contact avec la langue, la joue ou les dents de l’autre mâchoire. Il existe de nombreuses techniques, mais il faut surtout retenir de frotter ces trois surfaces au moins deux fois par jour pendant trois minutes avec le dentifrice que vous recommandera votre praticien.

 

L’alimentation

Evitez le grignotage entre les repas ainsi que l’absorption de boissons sucrées. Réservez ces plaisirs pour les repas et brossez-vous les dents après. En cas d’impossibilité, il existe des brosses à dents adaptées (plus petites, jetables ou à poser au bout du doigt). Le chewing-gum, recommandé contre les caries, ne vous aidera pas à lutter contre la parodontite.

 

Les brossettes

Les espaces inter dentaires sont inaccessibles à la brosse traditionnelle, c’est pourquoi une brossette adaptée permet d’y déloger la plaque. Un seul aller-retour suffit souvent. Ne soyez pas découragés par les saignements, c’est justement le signe de la présence de plaque qui irrite la gencive, ils disparaîtront après quelques jours.

 

 

Le fil

Certains espaces inter dentaires sont si fins que seul le fil peut s’y glisser. Il s’agit d’utiliser la tension du fil entre vos doigts pour « racler » les surfaces inter dentaires afin d’en détacher la plaque. Deux passages sont utiles entre chaque dent : un par côté.

La plaque

C’est une couche invisible et molle, formée de bactéries et d’aliments décomposés, qu’il est facile d’enlever avec un simple brossage. Une fois durcie, cette pellicule se transforme en tartre que seul votre chirurgien-dentiste pourra faire disparaître.

Le choix de protéger, d’entretenir et de soigner ses dents appartient à chacun. Plus les consultations sont fréquentes, plus le coût des soins baisse.

Pour garder vos dents toute la vie, effectuer une visite de contrôle au moins une fois par an.

Avant le premier rendez-vous, le patient doit se munir des documents et informations permettant d’apprécier ses antécédents personnels et sa situation vis à vis de sa couverture assurancielle :

  • les ordonnances, les noms des médicaments pris actuellement
  • les coordonnées des différents professionnels de santé en charge de sa santé
  • les radiographies dentaires récentes qu’il possède.
  • la carte vitale et d’assurance complémentaire

Souvent lors du premier rendez-vous, une consultation chez un chirurgien dentiste comporte,

  • un interrogatoire, une série de questions concernant la santé du patient, ses antécédents, ses maladies, les médicaments actuellement pris, ses allergies et ses antécédents bucco-dentaires, etc.),
  • un examen clinique attentif de la bouche et des dents pour diagnostiquer le risque carieux, évaluer l’état parodontal et l’intégration ou l’usure d’éventuelles prothèses,
  • ensuite, un examen radiologique peut être effectué, permettant de visualiser en profondeur les dents et l’os des maxillaires, pour conforter le diagnostic.
  • pour améliorer la santé du patient le chirurgien-dentiste peut conseiller le patient sur les habitudes quotidiennes, alimentaires, consommation de tabac ou d’alcool, brossage des dents.
  • s’il y a lieu, une ordonnance.

En cas d’urgence, le chirurgien-dentiste intervient pour soulager le patient, mais n’effectue pas de soins complets.

J'ai parfois les gencives qui saignent

Comment éliminer le tartre ?

Le tartre dentaire se forme spontanément sur la surface des dents, par accumulation de débris alimentaires et bactériens sur les zones dentaires peu utilisées.

Pour l’éliminer, il faut consulter un chirurgien-dentiste qui pratiquera un détartrage, acte remboursé par la sécurité sociale. Il adaptera sa thérapeutique à la quantité de tartre et aux maladies du parodonte qui peuvent être présentes.

Pour éviter que le tartre se redépose sur les dents, il faut respecter les conseils d’hygiène bucco dentaire.

Définition

 

La maladie ou plutôt les maladies parodontales concernent tous les tissus de soutien des dents : la gencive, le ligament et l’os alvéolaire.
Jadis jugées inéluctables et sans réel recours, ces affections bénéficient en fait de traitements bien codifiés et de succès thérapeutiques tangibles.

Statistiques des maladies parodontales

Les maladies parodontales sont très répandues et intéressent tous les âges.
En France, selon l’enquête ICSII réalisée par l’ADF sous l’égide de l’OMS, plus de 80 % des adultes entre 35 et 44 ans souffrent de maladies parodontales. Beaucoup estiment à tort cette situation inéluctable et se résignent à porter vers 60 ans un dentier, comme leurs parents.
Au sein des parodonpathies, il est important de distinguer les gingivites, qui n’atteignent que la gencive. Elles sont le plus souvent bénignes et faciles à traiter.
A l’opposé, les parodontites atteignent les tissus de soutien de la dent (ligament, os). Plus graves, elles peuvent aboutir à la perte de dents et retentir sur tout l’organisme. Elles nécessitent un traitement plus approfondi.

Etiologie des maladies parodontales

Une certitude s’impose : il y a toujours une atteinte infectieuse. Les bactéries s’accumulent à la jonction dent / gencive, entraînant des manifestations plutôt localisées et inflammatoires (les gingivites) ou s’infiltrent davantage et réalisent une infection localisée (parodontie). Ces affections progressent d’autant plus vite que les défenses du patient sont affaiblies (hérédité, affection générale, déficit immunitaire).

Prévention des maladies parodontales

La prévention de ces affections peut être tout à fait efficace : un brossage quotidien soigneux, des arcades dentaires bien rangées, sans caries ni dents absentes, des visites régulières chez un praticien avec détartrage réduisent considérablement le risque d’atteinte parodontale.
De même, il ne faut pas attendre que les dents bougent pour consulter : la douleur, signe d’alarme est souvent longtemps absente. Un changement de couleur des gencives, un saignement au brossage, un allongement de la partie visible de la dent (rétraction gingivale) signent une pathologie parodontale avérée.

Thérapeutique des maladies parodontales

En cas d’atteinte, des mesures thérapeutiques s’imposent. Elles reposent sur un principe simple : la décontamination des tissus infectés , par un détartrage et un surfaçage . Ces traitements d’assainissement des surfaces dentaires et gingivales sont le plus souvent suffisants pour arrêter le processus de déchaussement.
En cas de gingivite, le praticien procède à un nettoyage complet de la bouche : détartrage ultrasonique et/ou manuel, pouvant être accompagné d’un aéropolissage au bicarbonate, irrigation d’antiseptiques sous la gencive. A charge pour le patient d’avoir une hygiène bucco-dentaire rigoureuse.
En cas de parodontite, le même traitement, plus poussé, sera appliqué, allant jusqu’au surfaçage des racines dentaires, afin d’éliminer le tartre profond et d’éviter l’adhérence du film microbien. Un traitement antibiotique d’accompagnement s’impose le plus souvent. Si nécessaire, le praticien aura recours à la chirurgie parodontale pour accéder aux racines dentaires. Dans certains cas, il faut procéder à des greffes osseuses, la pose de matériau de comblement ou de membrane pour améliorer la régénération de l’os perdu. De même, si les gencives sont rétractées, des greffes de gencives vont supprimer les sensibilités dentaires et le préjudice esthétique.

En quoi consiste exactement un détartrage ?

Cela consiste à éliminer le tartre supragingival, la plaque dentaire qui s’est déposée sur les dents et les gencives. Et éventuellement à polir les dents en utilisant une pâte spéciale un peu comme avec du papier de verre, ou encore un aéropolisseur.
Un détartrage basique prend entre quinze et trente minutes pour un patient dont la bouche est en bon état. Sans intervention, le tartre qui se dépose sur la surface de la dent passe progressivement dans les sillons (entre les gencives et les dents

) et peut entraîner une gingivite. Les gencives sont douloureuses et saignent facilement. Si cette maladie parodontale n’est pas traitée, elle peut entraîner une perte irréversible des tissus de soutien de la dent qui se 

déchausse, puis tombe : c’est la parodon

tite.

Le detartrage se réalise 

de différentes manières , la plus courante utilise une technique à l’ultrason qui permet d’élim

iner le tartre et la plaque .Sinon la technique manuelle utilise différentes curettes . Les deux techniques peuvent être complémentaires .

Les gencives ont un rôle dans la protection des dents en recouvrant et protégeant l’os et leur ligament. Elles constituent la première ligne de défense contre les effets destructeurs des bactéries.

Le parodonte est constitué par :

  • La gencive,
  • Le ligament alvéolo-dentaire,
  • Le cément,
  • L’os alvéolaire.

Gencive saine

Une gencive saine ne saigne pas, ni en mangeant, ni au brossage des dents, encore moins spontanément. Elle n’est pas « gonflée », ni douloureuse. Sa couleur est rose, sa capacité de défense par la sécrétion de cellules immunitaires est intacte permettant une protection contre les bactéries et les virus.

Premiers signes

Saignements, douleurs, gonflements. Ces signes annonciateurs d’un problème gingival doivent inciter à consulter rapidement. Les bactéries sont passées sous la gencive et amorcent des « dégâts » dans les tissus sous jacents. Le responsable le plus fréquent : le biofilm ou plaque dentaire.

La gingivite

Le gonflement de la gencive augmente, l’inflammation s’installe (teinte rouge violacé), la douleur et les saignements sont plus fréquents. Si elle est non traitée, la gingivite peut évoluer vers une pathologie plus importante : la parodontite.

La parodontite

Les tissus de soutien de la dent sont touchés, l’inflammation et l’infection progressent. Les récessions gingivales apparaissent.

L’os alvéolaire est touché et se détruit avec perte d’attache de la dent. La destruction va progresser pour devenir ensuite irréversible. Si rien n’est fait en temps voulu, la mobilité dentaire va conduire à la perte de la dent.

Les causes

Les bactéries de la plaque dentaire, le tartre, les variations hormonales (femme enceinte), la prise de certains médicaments(cœur, épilepsie, greffe), le tabagisme, le stress, le diabète, l’âge ou encore un défaut de brossage sont les principales causes des pathologies parodontales.

La gingivite est une maladie de la gencive directement liée à certaines bactéries que nous avons naturellement en bouche.

Il y a un facteur génétique défavorable chez la moitié des patients, ceux-ci feront une maladie plus importante : la maladie parodontale, le déchaussement des dents, dont le premier traitement est le même que celui de la gingivite mais celui-ci ne sera pas suffisant, et cette maladie nécessite l’intervention de votre chirurgien-dentiste.

La gencive signale sa maladie en saignant. Le réflexe de tout un chacun est de ne pas toucher, de ne pas brosser la zone qui saigne. Or pour qu’il y ait un saignement, il faut une plaie; le premier soin d’une plaie est son nettoyage., en bouche avec une brosse souple et du dentifrice. Massage doux sur la gencive avec une petite brosse souple, tant pis si ça saigne, mais ne vous faites pas mal. Il est impératif d’y passer du temps mais en trois jours les saignements diminuent et disparaissent en une semaine.

Ne brossez pas les dents, ne soignez que la gencive, c’est elle qui est malade, gardez constamment le contact de la brosse avec la gencive, les dents seront propres. En cas d’échec consultez votre chirurgien–dentiste car cette maladie bactérienne « attaque » le cœur et les articulations.

Le tabac masque la gingivite et minimise les douleurs. Les patients consultent donc tardivement. Fumeurs consultez votre chirurgien-dentiste.

Maladie parondontale Couramment appelée « déchaussement » cette maladie très fréquente détache la dent, même saine de la gencive. Cela aboutit, à plus ou moins long terme, à la perte de la dent en question et, progressivement, de toutes les autres.

Elle survient lorsque certaines bactéries buccales, présentes dans la salive, la plaque dentaire et le tartre s’attaquent au ligament qui relie la dent à l’os de la gencive.

Les conséquences d’une maladie parodontale mal ou pas traitée entraîne :

  • un préjudice esthétique
  • une mauvaise haleine
  • un risque d’abcès
  • une difficulté à mastiquer
  • une sensibilité au froid
  • une douleur au toucher
  • la chute des dents
  •  des dents

 

Le traitement comprend les étapes suivantes :

  • l’apprentissage d’une hygiène bucco-dentaire rigoureuse. Cette étape est cruciale, le patient doit éliminer quotidiennement avec attention toute la plaque dentaire, nettoyer les petits espaces inaccessibles à la brosse à dent par des brossettes inter dentaires.Il peut aussi mettre en évidence de la plaque avec des substances colorantes (révélateur de plaque) et utiliser un hydropulseur etc.
  • Le traitement initial consiste à éliminer les causes directes (tartre, plaque) ou indirectes favorisant (zones de rétention, force occlusale, etc.) pour assainir le terrain: Détartrage manuel ou à ultra-sons, polissage des dents, surfaçage radiculaire, contention des dents mobiles récupérables, traitement des caries, répartition des forces occlusales.
  • Le traitement chirurgical parodontal est adapté à la quantité de tissus détruits. Il peut être limité à la gencive, ou à la gencive et à l’os alvéolaire pour supprimer les poches osseuses, éliminer les bactéries dans les lésions profondes, redonner à la gencive une forme fonctionnelle.

Exemples de traitement:

  • Recouvrement de la racine dentaire dénudée par un apport de gencive effectué par greffe.
  • Régénération de la gencive par pose d’une membrane.
  • Reconstruction osseuse par apport de substitut osseux permettant la cicatrisation osseuse.

Le tartre est une masse adhérente calcifiée, d’origine salivaire ou sérique, composée de substances organiques, de bactéries et de phosphocarbonates.

Le tartre est situé en :

  • Sus-gingival, visible, d’origine salivaire de couleur blanche ou jaune de consistance plus ou moins dure. Il est près de la limite gingivale et le plus souvent proche de la sortie des canaux excréteurs de la salive.
  • Sous gingival, invisible, d’origine sérique de couleur marron foncé ou noir verdâtre, dense et dur, très adhérent. Il est situé dans le sillon gingivo-dentaire et dans les poches parodontales.

Il ne faut pas croire que souffrir de gingivite est normal lorsque l’on est enceinte. Il s’agit d’une gingivite classique qui doit être soignée, comme toute gingivite.

Je souffre terriblement d'une dent

Douleurs dentaires

Les douleurs dentaires sont le signe d’une maladie. En dentaire il n’y a pas de maladie qui guérisse spontanément.

Toute disparition des symptômes, de la douleur, des gonflements ou des saignements, n’est que le prélude à une complication, à une extraction en moins de six mois. N’attendez pas, prenez rendez-vous chez votre chirurgien dentiste.

Les soins précoces sont bien pris en charge par l’assurance maladie. Si vous tardez, les soins seront plus difficiles, plus longs, plus chers, moins bien pris en charge par l’assurance maladie et les complémentaires.

La sensibilité au froid d’une dent peut avoir plusieurs origines, comme un brossage trop fort de la dent qui a induit une usure de l’émail ou créé une diminution de la hauteur de la gencive, une carie, une obturation cassée ou plus étanche. Dans tous les cas, il ne faut pas attendre, téléphonez à votre chirurgien-dentiste pour prendre rendez-vous.

Les bactéries de la plaque dentaire transforment les aliments résiduels et le sucre en acide qui attaque et détruit l’émail dentaire et crée des cavités dans la dent que l’on appelle des caries.

Tant que la carie est située au niveau de l’émail, il n’existe en général pas de douleur, aucun signe d’avertissement. La carie passe inaperçue et continue sa progression vers la dentine.

La dentine, possède des canalicules en relation avec la pulpe. A ce stade la carie peut induire une sensibilité variable selon les personnes mais aussi une douleur légère particulièrement au froid et aliment sucré.

La carie poursuit sa destruction, la douleur devient de plus en plus importante et fréquente. Lorsqu’elle atteint la pulpe, contenant le nerf, la rage de dent (pulpite) se déclenche.

Ensuite, toute une série d’infections sont possibles, dont l’abcès, le kyste sont les plus fréquents, avec gonflement de la gencive, de la joue, etc.

La carie progresse toujours et s’étend à toute la dent jusqu’à sa destruction totale et même souvent aux dents voisines.

Quelles solutions pour mes dents abimées?

Les soins bucco-dentaires

 Ils correspondent aux principaux actes pratiqués, au quotidien, par les chirurgiens-dentistes pour réparer, entretenir les dents et les gencives.

Ils sont composés principalement de :

  • la consultation
  • des soins conservateurs
  • de la chirurgie buccale (extractions)
  • des soins du parodonte (gencive, os, ligament)
  • des actes et soins de prévention
  • des prothèses dentaires
  • l’orthodontie.

Cette technique sophistiquée consiste à combler le trou laissé par la carie par un bloc de matériau dont l’anatomie et la résistance vous garantissent les meilleures conditions de conservation.

Il s’agit de préparer en laboratoire un bloc de matériau correspondant exactement au volume manquant de votre dent, sans enlever plus de matière vivante, donc de mieux respecter la partie de la dent indemne de carie.

Ce bloc peut être réalisé en composite, en céramique ou en métal précieux : l’avantage esthétique du composite et de la céramique est indiscutable, mais éphémère, en revanche l’or peut protéger votre dent pour le restant de votre vie.

On dira inlay lorsque la restauration est au coeur de la dent (in = à l’intérieur) et onlay lorsqu’elle intègre les parois (on = dessus)

Seul votre praticien saura choisir le matériau adapté à l’état d’avancement de votre carie.

Atteinte carieuse de l’émail et de la dentine

Le traitement vise à arrêter l’évolution de la carie et à éliminer les zones tissulaires abimées, favoriser la cicatrisation des tissus sains sous -jacent, éviter la récidive, restaurer la forme anatomique et fonctionnelle de la dent.

Les cavités de restauration dentaire sont classées en :

  • cavités simples, une seule face,
  • cavités composées deux faces;
  • cavités composée trois faces et plus.

Les matériaux utilisés pour l’obturation de la cavité peuvent être :

  • métalliques (amalgame d’argent, incrustations coulées de type inlay, onlay)
  • translucides dont la teinte se rapproche de celle de la dent, composites, verres ionomères, ciments..

Si l’on compare, l’amalgame demeure en France la technique la plus couramment utilisée mais la part des composites augmente par la correction de leurs principaux défauts ( progrès des collages, augmentation de la dureté et la diminution de la rétraction). Les inlays nécessitent une étape de laboratoire, sont donc plus onéreux et ne sont toujours pas pris toujours en charge par l’assurance maladie obligatoire ou complémentaire.

Tenons dentinaires

Pour améliorer la rétention de la restauration lorsque la dent est très délabrée, le praticien à recours à des tenons dentinaires. Ce sont de très petites vis.

Votre praticien vous a prescrit des médicaments et recommandé de dévitaliser la dent en question, puis de la protéger par une couronne. En effet, la dent dévitalisée est fragile et doit être protégée pour éviter une fracture ultérieure.

Dévitalisation de la dentdévitalisation

 

La première étape du traitement en urgence a supprimé momentanément les effets de la pulpite, mais sans en traiter les causes. Cette deuxième étape consiste à dévitaliser la dent concernée et à nettoyer la ou les racines de la dent abîmée.

Remplacement du nerf par des matériaux antiseptiquesremplacement du nerf

 

Cette dent maintenant dévitalisée est devenue fragile ; en effet, le traitement des racines (la dévitalisation) a enlevé une bonne partie de la substance à l’intérieur de la dent, substance qu’il faudra remplacer par une pâte antiseptique.

Consolidation interneConsolidation interne

La dent sera éventuellement consolidée par un inlay-core, ce travail délicat et long doit être effectué dans d’excellentes conditions techniques, car un traitement incomplet pourrait provoquer une infection qui mettrait en péril l’avenir de votre dent. C’est pourquoi, il est indispensable de prévoir une durée adéquate pour votre rendez-vous et une disponibilité complète de l’équipe et du plateau technique, impossible à assurer dans l’urgence.

Protection externeProtection externe

La couronne prothétique peut faire face aussi efficacement qu’une dent saine aux pressions de la mastication – en son absence, un réflexe d’évitement vous incitera à mastiquer de l’autre côté, mettant ainsi en péril l’équilibre de votre bouche, déséquilibrant le bon fonctionnement des dents entre elles.

Les dents dévitalisées doivent être couronnées.

J'ai la joue qui a enflé!

Traitement du kyste

Le granulome ne cessera de ronger votre os que si votre praticien dépose la couronne existante pour pourvoir accéder aux racines infectées. Cette ancienne couronne ne pourra plus être réutilisée.

1) Pour faire disparaître le granulome, il faut retraiter correctement la (les) racine(s) de la dent.
2) Pour accéder aux racines, il faudra déposer la couronne et l’inlay-core qui, dans la plupart des cas, ne pourront plus être réutilisés.

3) La pâte qui obstrue l’intérieur des racines, ainsi que les débris infectés qui s’y trouvent, seront entièrement éliminés.
4) Une fois ce nettoyage effectué, le praticien obturera complètement les canaux avec un matériau étanche.

5) Il faudra ensuite attendre quelques mois que le granulome s’estompe et cicatrise pour laisser l’os se reformer (la tache disparaît sur la radio) et permettre de remplacer la prothèse provisoire par une couronne définitive.

En cas d’échec Il peut arriver que la dent ne guérisse pas, en raisons de difficultés le plus souvent liées à la forme de ses racines. Il reste souvent possible de cureter le granulome ou le kyste grâce à une petite intervention chirurgicale, en passant par la gencive. Un nouvel échec contraindra à extraire la dent et envisager son remplacement par un bridge ou un implant.

Les dents de sagesses sont les troisièmes molaires définitives qui font leur apparition environ vers dix-huit ans, mais parfois bien plus tardivement.

L’évolution de l’Homme moderne crée une diminution du volume de la partie inférieure du visage et une réduction de l’os de la mandibule, ces dents se retrouvent de plus en plus souvent dans des situations anormales, entrainant des pathologies qui nécessitent leurs extractions. Mais le plus souvent les patients n’ont pas conscience de l’éruption de leurs dents de sagesse et du bon placement sur les arcades dentaires, tout s’est donc bien passé, silencieusement.

Ces dents ont pour particularité pendant l’éruption de traverser la gencive lentement. Un abcès a le temps de se former entre la dent et la gencive qui la recouvre encore pendant leur éruption.

Au premier signe de gonflement et aux premières douleurs, un massage doux avec la brosse à dents et du dentifrice améliore souvent la situation, mais invite à la consultation de votre praticien. Il y a souvent une symétrie droite-gauche mais décalée dans le temps, qui ce contribue à la mauvaise réputation prédictrice des ennuis qui viendront certainement de l’autre côté.

Au maxillaire supérieur, la fréquente malposition peut créer une morsure de la joue ou empêcher des mouvements de la mâchoire inférieure avec une difficulté d’ouvrir la bouche.

Au maxillaire inférieur, la dent est souvent couchée à l’horizontale et vient buter contre la seconde molaire. Cette position bouscule toutes les dents inférieures et peut créer une zone profonde impossible a nettoyer derrière la seconde molaire, et ainsi permettre le développement d’ une carie de la racine de la dent adjacente, entrainant la nécessité de l’extraction des deux dents.

Deux situations :

  • Les extractions préventives, en fin de traitement d’orthodontie , pour préserver les résultats fonctionnels et esthétiques.
  • Les extractions liées à une période inflammatoire « la chique », cet inconvénient se reproduira certainement du côté opposé.

Bien souvent l’extraction des quatre dents est indiquée. Si le premier épisode inflammatoire et douloureux arrive par surprise, les extractions peuvent être programmées, pour éviter que les inconforts qui peuvent suivre l’intervention. Il est possible de choisir une période de congés pour pratiquer l’intervention.

Les extractions peuvent être pratiquées en une fois ou en plusieurs séances, chez votre praticien, qui vous adressera peut-être à un de ses confrères ou en clinique. L’anesthésie générale ne se pratique qu’en milieu hospitalier.

Les dents de sagesse ont mauvaise réputation car il faut souvent les extraire. Le chirurgien-dentiste soulage le patient des problèmes occasionnés par ces dents même avec des difficultés d’ouvrir d’ouvrir la bouche.

L’examen de vos radios laisse apparaître sous une dent couronnée, un granulome (ou kyste dans le langage courant) à l’extrémité de sa racine. Bien qu’indolore pour l’instant cette tumeur bénigne peut évoluer à tout moment et provoquer un abcès. Si elle n’est pas soignée, la dent risque à terme d’être perdue.

Qu’est ce qu’un granulome ?

C’est une poche de tissus mou due à la présence de bactéries toxiques dans les racines. Généralement le granulome se développe sans douleur et sans signes extérieurs pendant plusieurs années. Quelquefois, la poche infectée produit du pus qui s’évacue à l’extérieur par une fistule. Un petit orifice se forme sur la gencive qui apparaît légèrement boursouflée.

A la radio le granulome se manifeste par une tâche noire autour de la racine.

Comment est-ce arrivé ?

Le granulome est la conséquence d’un traitement imparfait de la racine (dévitalisation). Il peut s’agir d’un nettoyage insuffisant des canaux qui ne sont pas bouchés jusqu’à leur extrémité ou d’une obturation peu hermétique, qui a laissé passer des bactéries de la salive,jusqu’à l’extrémité de la racine. Ces microbes enfermés dans la dent irritent les tissus qui l’entourent et provoquent l’apparition d’une lésion inflammatoire dans l’os.

Pourquoi traiter un granulome ?

La poche créée par le granulome prend la place de l’os dans lequel la dent est plantée. Très souvent si l’on ne fait rien, l’extrémité de la racine se détruit progressivement et la guérison de la dent est compromise. Parfois, la petite lésion devient un kyste, qui forme une très grosse cavité à l’intérieur de la mâchoire. Suivant sa localisation et son importance, l’infection peut aussi évoluer vers les dents voisines, les sinus ou les fosses nasales.

Les abcès déclenchés par les granulomes peuvent être résorbés par des antibiotiques qui supprimeront momentanément les signes douloureux mais sans traiter la cause véritable du problème. L’infection poursuivra ainsi inexorablement son travail travail de destruction.

Les granulomes et les kystes doivent impérativement être traités.

La conservation des dents et leur remplacement sont l’essentiel de la préoccupation des chirurgiens-dentistes. Néanmoins, dans certains cas, il faut enlever la dent.

L’extraction est nécessaire :

  • si son support gingival et osseux est trop abîmé, à cause de la maladie parodontale,
  • si elle est trop abîmée pour être conservée, à cause de la carie
  • si elle a subi un choc, un traumatisme, une fracture non réparable
  • selon l’état général du patient (risques infectieux à distance)
  • pour des raisons stratégiques lors d’un traitement d’orthodontie ou de prothèse

Une extraction ou avulsion est une véritable intervention chirurgicale.

Les extractions simples

La dent étant maintenue dans l’os par un ligament, l’extraction peut être considérée comme une désinsertion et une désarticulation de la dent de son alvéole.

Une extraction se pratique par :

  • un examen de la zone concernée et de l’étude de la radiographie de la dent,
  • une anesthésie locale ou loco-régionale
  • la désinsertion de la gencive et de la partie haute du ligament (syndesmotomie),
  • l’avulsion de la dent à l’aide d’un davier
  • la vérification de la dent extraite, extraction des fragments osseux, curetage des tissus infectés,
  • le tamponnement à l’aide compresse pour assurer la formation du caillot.

Conseils :

Pour préserver le caillot en formation, il ne faut pas boire du coté de la zone extraite ou cracher pendant une dizaine d’heures. La perte du caillot risque d’entrainer une infection osseuse douloureuse appelée alvéolite.

Les extractions complexes

La plus simple des extractions peut présenter des difficultés inattendues et nécessiter la mise en œuvre de techniques plus complexes.

Alvéolectomie

Cette intervention consiste à effectuer un dégagement osseux pour permettre l’extraction de la dent.

Dents retenues

Certaines dents n’arrivent pas à faire leur éruption sur l’arcade correctement. Elles restent incluses dans l’os en partie ou totalement, selon le niveau d’évolution on parle de dent en rétention, enclavée ou incluse. L’extraction est souvent nécessaire car le risque inflammatoire des tissus adjacents à la dent est important.

Les extractions orthodontiques

Extractions pilotées

Ce sont des extractions simples pratiquées à un moment précis pour faciliter l’évolution des autres dents. Souvent en cas de manque de place important, les prémolaires sont extraites pour permettre une mise en place du bloc incisivo-canin.

Extractions de dents surnuméraires ou incluses

Germectomie

Cette intervention consiste à extraire un dent non mature au cours de son évolution afin d’éviter son éruption sur l’arcade.

Je trouve que mes dents sont trop jaunes

Le blanchiment

Sur une dent ou pour tout votre sourire, il est aujourd’hui possible d’influencer la teinte de l’émail qui recouvre toutes vos dents naturelles.

Les résultats

L’expertise des chirurgiens-dentistes en matière de blanchiment permet de traiter la quasi-totalité des cas de figure avec un résultat tel que montré sur les photos ci-contre.

Les techniques

Il existe de nombreux procédés pour influencer la teinte de votre émail, votre chirurgien-dentiste saura faire le bon diagnostic et vous proposer le procédé adapté à votre cas personnel:au cabinet ou chez vous, suivant la spécificité de votre bouche.

Les précautions

Seul votre chirurgien-dentiste peut assurer le blanchiment dans des conditions de sécurité professionnelles, impératives pour votre santé, votre confort et votre esthétique.

Quotidiennement, les dents se colorent naturellement selon différents facteurs qui entrent en contact avec elles.

  • l’alimentation, différents colorants thé, café, réglisse
  • la consommation de tabac
  • dépôt de tarte
  • la prise de certains médicaments
  • le vieillissement

L’éclaircissement des dents (et non le blanchiment!) peut être pratiqué lorsque les gencives et les dents ne présentent pas de pathologie particulière (caries, obturations défectueuses, gingivites etc.). Comme pour tout traitement actif, l’éclaircissement est déconseillé chez les enfants de moins de 14 ans, les femmes enceintes ou en période d’allaitement.

Traitement

Le traitement est variable selon la concentration de produit blanchissant. Pour la partie la plus active , il doit être effectué au cabinet dentaire sous contrôle du praticien. Il est poursuivi à domicile à l’aide de gouttières préformées et de gel pendant une durée de 10 à 15 jours.

Le résultat de l’éclaircissement varie d’une personne à une autre et dépendent de l’origine des colorations. Ensuite pour prolonger la blancheur des dents; il est indispensable d’avoir une bonne hygiène dentaire et de surveiller la consommation d’aliments et de boissons susceptibles de colorer les dents.

Certains effets indésirables sont reportés comme une sensibilité des dents, des irritations de gencives.

L’éclaircissement des dents n’est pas pris en charge par l’assurance maladie.

Il est aujourd’hui possible de coller une mince couche de matériau esthétique sur la face visible de votre dent, en réduisant celle-ci au minimum, sans porter atteinte à sa vitalité.Profitez de votre sourire : les facettes permettent de masquer un problème esthétique sans risque pour la santé de vos dents.

Je n’ose pas sourire car je n’aime pas l’apparence de mes dents

La couronne sur dent vivante

Il est aujourd’hui possible de conserver une dent vivante tout en la protégeant par une couronne, à certaines conditions.

Reconstitution

Dans les configurations décrites, il n’est pas possible de reconstruire la dent avec des matériaux de comblement classiques (plombages ou composites) car cela nécessite une préparation qui peut endommager la pulpe et donc, obliger à dévitaliser.

Etanchéité

Une autre solution consisterait à reconstituer la dent par un matériau composite après avoir éventuellement réalisé une protection de la pulpe. Or, la restauration par un quelconque matériau ne permettra jamais d’obtenir l’étanchéité absolue.

Préservation

Il était alors d’usage de dévitaliser (enlever le nerf) la dent atteinte et de la protéger par une couronne. Mais il est aujourd’hui possible de réaliser cette couronne sur une dent vivante afin qu’elle continue à être alimentée par les vaisseaux sanguins.

La solution recommandée est de recouvrir la dent par une couronne assurant toute l’étanchéité voulue, protégeant des atteintes thermiques et autres agressions.

Il est possible de répondre aux impératifs fonctionnels en rétablissant l’engrenage parfait avec les autres dents (esthétique, mastication, solidité…).

La solution que nous recommandons est de remplacer votre dent absente par une couronne qui s’intégrera dans un bridge. Le bridge est un ensemble de trois dents prothétiques solidaires qui s’appuient sur les deux racines voisines de la dent absente.Les dents voisines de l’édentation sont déjà abîmées. En revanche, leurs racines sont solides et intactes, nous pouvons donc nous en servir pour soutenir le bridge

Ces dents voisines seront soit dévitalisées, soit conservées vivantes. Il est parfois utile de poser un inlay-core si la partie visible de la dent n’est pas suffisamment solide.

Après avoir effectué une empreinte, le praticien fera réaliser un ensemble de trois prothèses solidaires: l’une, centrale pour remplacer la dent absente, les deux autres pour s’appuyer sur les racines préparées.

Le bridge sera ensuite scellé définitivement, après un éventuel essayage. Vous récupérerez ainsi l’usage de votre dent absente dans les mêmes conditions de confort et d’esthétique que pour une dent naturelle.

Autres solutions

II existe deux autres solutions pour remplacer votre dent absente. L’appareil amovible (encore appelé dentier qui n’est retenu qu’en dernier recours tant les inconvénients sont importants: crochets abîmant les dents voisines, peu esthétique très inconfortable…) ou l’implant (mais il nécessite une quantité et une qualité suffisante d’os en plus de quelques conditions médicales).

Il est aujourd’hui possible de coller une mince couche de matériau esthétique sur la face visible de votre dent, en réduisant celle-ci au minimum, sans porter atteinte à sa vitalité.Profitez de votre sourire : les facettes permettent de masquer un problème esthétique sans risque pour la santé de vos dents.

Pour mener à bien son traitement, l’orthodontiste pourra demander la collaboration d’autres professionnels de santé : pédiatres, médecins spécialistes ORL, Chirurgiens maxillo-faciaux, chirurgiens-dentistes, médecins stomatologistes, orthophonistes, kinésithérapeutes.

Les appareils les plus utilisés sont :

  • Les appareils amovibles, que le patient peut retirer. Les appareils ont divers ressorts et vérins, positionneurs.
  • Les appareils fixes que le patient ne peut pas retirer. Les appareils métalliques, esthétiques en céramiques (moins visibles) les appareils utilisés en technique linguale (totalement invisibles). Ils sont constitués de boîtiers ou verrous collés ou scellés sur les dents, reliés par des fils métalliques dont l’alliage, la section, la forme sont déterminés par les différentes étapes du traitement.
  • Les appareils auxiliaires s’utilisent avec les appareils fixes ou amovibles : élastiques, ancrage extra oral arc facial ou bande de tissu péricranien.
  • Les traitements complémentaires: extractions dentaires, chirurgie buccale ou maxillo-faciale, traitements médicaux, adéoïdectomie ou amygdalectomie (Ablation des végétations ou des amygdales), mini vis, orthophonie

Les techniques collées

Il existe diverses possibilités de technique collée, externe , interne.

Ils peuvent être remplacés dans un souci d’esthétique par des éléments transparents ou de la couleur des dents.

Les techniques linguales offrent la possibilité d’un appareil orthodontique efficace et totalement invisible.

La contention 

Cette période correspond à la conservation du résultat obtenu, l’orthodontiste demande au patient de porter un appareil de nuit ou colle un fin fil sur l’arrière des dents pendant une durée plus ou moins longue en fonction de la tendance à la récidive (tendance au retour à l’état antérieur) qui est très variable selon les personnes et les malformations.

Cette phase est trop souvent négligée par les patients qui est pourtant essentielle pour la pérennité du résultat. Le vieillissement de la denture s’accompagnant quelquefois de modifications de la position des dents, le patient doit rester vigilant et ne pas omettre les visites annuelles de contrôle chez son praticien traitant.

Des dents saines peuvent présenter des dysharmonies gênantes pour votre esthétique et votre aisance relationnelle. L’approche thérapeutique traditionnelle trop mutilante (prothèses, composites…) n’est alors pas indiquée et vous laisse seul face à ces désagréments.a gencive s’est rétractée laissant apparaître vos racines.

La carie a abîmé superficiellement une ou plusieurs dents.

La taille de vos dents n’est pas esthétique (usure, génétique…).

Une de vos dents a été cassée à la suite d’un choc.

Une partie de vos dents s’est effritée.

Un perte locale d’email crée un effet sombre.

Toutes ces affections sont gênantes pour vous sans qu’il soit indiqué d’avoir recours à l’arsenal thérapeutique traditionnel, trop invasif, qui ne correspondrait en rien à des indications validées médicalement.

Il me manque une dent, quelles solutions?

Implants

Un implant dentaire est une racine artificielle placée par le chirurgien-dentiste dans l’os alvéolaire de l’un des maxillaires en remplacement de la racine d’une dent extraite et servant de support à une prothèse.

Sa forme est généralement cylindrique ou légèrement conique, ressemblant à une vis, en titane ou en zircone, avec une connexion au niveau supérieur, à l’emplacement de la gencive, pour permettre la pose d’un élément prothétique par vissage ou scellement.

Son diamètre varie entre 3 et 5mm et sa longueur entre 8 et 15mm.

Protocole opératoire

Cette technique sûre et efficace s’appuie sur des données scientifiques avec un recul clinique de plus de 20 ans. La pose d’un implant, réalisée sous anesthésie locale, est totalement indolore. Elle se pratique au cabinet dentaire ou en clinique.

Le choix se fait en fonction de l’emplacement, de la quantité d’os disponible, et des éléments anatomiques environnants à partir d’un examen radiologique et scanner de la zone à implanter.

Une asepsie rigoureuse est importante pour assurer le succès de l’intégration de l’implant.

Le chirurgien-dentiste après une anesthésie locale pratique une incision, puis il décolle la gencive pour accéder à l’os alvéolaire.

Ensuite il prépare l’emplacement de l’implant dans l’os en passant plusieurs forets de diamètre croissant. Le forage de l’os se fait à vitesse maitrisée et lente sous irrigation, pour respecter la structure et éviter tout échauffement de l’os. Le praticien arrête lorsqu’il à obtenu un puit d’un diamètre très légèrement inférieur à l’implant à poser.

L’implant est placé dans l’os le plus souvent par vissage et doit avoir une liaison forte avec l’os. le praticien replace alors la gencive et pose des points de suture.

Il faut attendre après la pose de l’implant, l’ostéo-intégration, qui peut durer plusieurs mois. L’implant va se souder complètement avec l’os et contrairement à la dent il n’y a pas de ligament alvéolo-dentaire.

Pour finir, une prothèse sera mise sur cet implant qui se comportera comme une racine artificielle.

Votre bouche présente une dent absente qui est, la conséquence d’un déchaussement, d’une fracture ou de l’aboutissement du processus de la carie. Même en l’absence de douleur ou de préjudice esthétique elle doit être remplacée.

Votre dentition forme un ensemble solidaire

Vos 32 dents forment un ensemble stable, chaque dent se maintient en place en s’appuyant sur sa voisine d’à côté et d’en face.

Une dent absente peut déstabiliser toute une bouche.

  1. Les deux dents voisines chercheront le contact et s’inclineront vers la dent qui sort de son orifice, sa base étant moins large.
  2. La dent qui se trouve en face de la dent absente n’est plus enfoncée dans son orifice par la mastication, elle cherchera ainsi un butoir en sortant de la gencive.
  3. En se penchant la dent aura laissé un espace libre pour les débris alimentaires qui provoqueront à terme des caries.
  4. En se déplaçant la dent aura laissé un espace libre entre elle et la gencive, ce qui peut provoquer un déchaussement.
  5. L’os qui maintenait la dent absente ne servant plus à rien, il finira par se résorber et disparaître, affaiblissant ainsi le maintien des dents voisines.
  6. Les deux dents voisines ne peuvent plus s’appuyer sur la dent absente et auront tendance à se pencher vers le vide.

Une dent absente doit impérativement être remplacée.

La solution que nous recommandons est de remplacer votre dent absente par une couronne qui s’intégrera dans un bridge. Le bridge est un ensemble de trois dents prothétiques solidaires qui s’appuient sur les deux racines voisines de la dent absente.Les dents voisines de l’édentation sont déjà abîmées. En revanche, leurs racines sont solides et intactes, nous pouvons donc nous en servir pour soutenir le bridge

Ces dents voisines seront soit dévitalisées, soit conservées vivantes. Il est parfois utile de poser un inlay-core si la partie visible de la dent n’est pas suffisamment solide.

Après avoir effectué une empreinte, le praticien fera réaliser un ensemble de trois prothèses solidaires: l’une, centrale pour remplacer la dent absente, les deux autres pour s’appuyer sur les racines préparées.

Le bridge sera ensuite scellé définitivement, après un éventuel essayage. Vous récupérerez ainsi l’usage de votre dent absente dans les mêmes conditions de confort et d’esthétique que pour une dent naturelle.

Autres solutions

II existe deux autres solutions pour remplacer votre dent absente. L’appareil amovible (encore appelé dentier qui n’est retenu qu’en dernier recours tant les inconvénients sont importants: crochets abîmant les dents voisines, peu esthétique très inconfortable…) ou l’implant (mais il nécessite une quantité et une qualité suffisante d’os en plus de quelques conditions médicales).

J’ai perdu toutes mes dents, quelle est la meilleure solution?

Prothèse totale sur implants

Il est aujourd’hui possible de fixer votre appareil de façon à pouvoir vous permettre de retrouver un confort et une fonction proche de votre denture naturelle.Il s’agit de fixer votre appareil sur des racines artificielles encore appelées « implants ». Votre praticien vous proposera deux procédés aux indications différentes:

Amovible : les implants servent de fixation à un appareil amovible (mobile) qui pourra s’enlever grâce à un système de clips pour assurer une hygiène satisfaisante.

Fixe : Les implants sont posés de façon à remplacer le plus possible de racines naturelles. Une prothèse totale est alors fixée de façon permanente sur ces racines artificielles.

Les implants permettent de fixer vos prothèses : vous pourrez croquer, mâcher, embrasser… comme avec des dents naturelles.

La prothèse adjointe totale appelée communément « dentier » est une prothèse à appui gingival qui restaure une édentation totale du maxillaire ou de la mandibule. La prothèse est amovible, elle doit être retirée pour le nettoyage et le brossage, puis remise en place par le patient.

Passage de l’édentation partielle à l’édentation totale

Avant l’extraction des dernières dents, le praticien prend une empreinte et fait fabriquer rapidement des prothèses transitoires complètes en résine.

Lors de la séance des extractions en série, le praticien place en bouche la ou les prothèses transitoires directement à la place des dents extraites. Cette méthode permet au patient de ne pas subir de préjudice esthétique et de s’habituer à une prothèses complète.

Prothèse complète sur attachements

Les dernières dents sont taillées à une faible hauteur et recouvertes de couronnes qui comportent des attachements boutons pressions permettant une meilleure tenue de la prothèse.

Une barre d’ancrage peut aussi être réalisée entre deux dents non mobiles. La barre relie les deux couronnes de faible hauteur. Sur cette barre viennent s’ancrer des petits cavaliers solidaires de la prothèse adjointe. La rétention de celle ci est nettement améliorée grâce à cette technique.

Vous avez perdu la totalité de vos dents, soit au maxillaire (en haut) soit à la mandibule (en bas) soit sur les deux arcades. La solution traditionnelle du dentier n’est guère satisfaisante.Les dents tiennent grâce à leur racine. Quand une dent manque, il est classique de s’appuyer sur sa racine pour la reconstituer (couronne, prothèse).

Quand la partie visible de la dent manque, on peut alors s’appuyer sur les dents ou les racines d’à côté pour reconstituer la dent absente (bridge).

Quand toutes les racines sont absentes, il est alors impossible de trouver un appui pour faire tenir les prothèses classiques. Il est traditionnel de concevoir une prothèse totale adjointe, encore appelée « dentier ». Si son esthétique est parfois satisfaisante, il est peu probable que son confort soit agréable, voire supportable.

Même s’il est esthétique, le traditionnel dentier suppose de réduire le confort (goûter, embrasser…) et la fonction (mâcher, croquer, mordre…)

Pour bien suivre la santé dentaire de mes enfants ?

Le dépistage orthodontique

Un dépistage précoce est très important. Il n’existe pas d’âge standard pour débuter un traitement.

Le praticien de l’art dentaire déterminera pour chaque situation, le moment le plus propice pour débuter le traitement en fonction de multiples paramètres. Ces paramètres sont liés à la génétique (croissance osseuse), à l’environnement (succion d’un doigt, respiration par la bouche, interposition de la langue pendant la déglutition,…), au stade d’évolution de la denture (pas toujours en relation avec l’âge civil), à l’intensité ou à la gravité de la ou des déformations, et à l’association des différentes déformations (très fréquentes en orthodontie car une déformation primaire induit des déformations secondaires). La maturité de l’enfant et sa capacité à coopérer, devra aussi être prise en compte.

Quelquefois, un traitement en deux étapes, séparées par une période de surveillance, sera indiqué ; pour empêcher une aggravation chez un très jeune enfant, puis pour achever le traitement après l’évolution de toutes les dents permanentes.

Pour mener à bien son traitement, l’orthodontiste pourra demander la collaboration d’autres professionnels de santé : pédiatres, médecins spécialistes ORL, Chirurgiens maxillo-faciaux, chirurgiens-dentistes, médecins stomatologistes, orthophonistes, kinésithérapeutes.

Les appareils les plus utilisés sont :

  • Les appareils amovibles, que le patient peut retirer. Les appareils ont divers ressorts et vérins, positionneurs.
  • Les appareils fixes que le patient ne peut pas retirer. Les appareils métalliques, esthétiques en céramiques (moins visibles) les appareils utilisés en technique linguale (totalement invisibles). Ils sont constitués de boîtiers ou verrous collés ou scellés sur les dents, reliés par des fils métalliques dont l’alliage, la section, la forme sont déterminés par les différentes étapes du traitement.
  • Les appareils auxiliaires s’utilisent avec les appareils fixes ou amovibles : élastiques, ancrage extra oral arc facial ou bande de tissu péricranien.
  • Les traitements complémentaires: extractions dentaires, chirurgie buccale ou maxillo-faciale, traitements médicaux, adéoïdectomie ou amygdalectomie (Ablation des végétations ou des amygdales), mini vis, orthophonie

Les techniques collées

Il existe diverses possibilités de technique collée, externe , interne.

Ils peuvent être remplacés dans un souci d’esthétique par des éléments transparents ou de la couleur des dents.

Les techniques linguales offrent la possibilité d’un appareil orthodontique efficace et totalement invisible.

La contention 

Cette période correspond à la conservation du résultat obtenu, l’orthodontiste demande au patient de porter un appareil de nuit ou colle un fin fil sur l’arrière des dents pendant une durée plus ou moins longue en fonction de la tendance à la récidive (tendance au retour à l’état antérieur) qui est très variable selon les personnes et les malformations.

Cette phase est trop souvent négligée par les patients qui est pourtant essentielle pour la pérennité du résultat. Le vieillissement de la denture s’accompagnant quelquefois de modifications de la position des dents, le patient doit rester vigilant et ne pas omettre les visites annuelles de contrôle chez son praticien traitant.

L’affirmation « les dents de lait ne se soignent pas car elles vont tomber! » est erronée.

Les dents de lait cariées font souffrir autant que les dents définitives cariées: il est nécessaire de les protéger, ne pas les laisser se carier et si nécessaire les soigner.

Les dents de lait apparaissent par groupe de 4 tous les six mois, avec six mois d’avance ou de retard. A 30 mois la bouche de l’enfant est pleine de dents!

L’assurance maladie obligatoire limite sa prise en charge pour les traitements commencés avant le seizième anniversaire du patient. L’équivalent d’un semestre TO90 indépendamment de l’âge peut être obtenu dans le cas d’un traitement orthodontique préparatoire à une chirurgie des maxillaires.

La lettre clé correspondant aux actes d’orthodontie est TO ou ORT. Il existe plusieurs actes pris en charge ; La réalisation des examens complémentaires concourant au diagnostic (Moulages et analyse céphalométrique), le traitement actif, la surveillance, la contention. Le traitement des dysmorphoses, par période de six mois est côtée TO90 avec un plafond de 3 ans. (Ce remboursement n’a pas été réévalué par l’assurance maladie depuis plus de vingt ans et ne correspond plus au coût économique réel d’un traitement orthodontique avec des moyens modernes et en amélioration constante).

La première année de contention est côtée TO 75, la deuxième année, lorsqu’elle est nécessaire TO 50. Les séances de surveillance, entre deux phases de traitement actif sont cotées TO5. Deux séances sont possibles par semestres.

L’entente préalable est nécessaire pour chaque renouvellement semestriel des soins.

Rien de spécial. Si la perte de la dent est accompagnée d’un petit saignement, un rinçage de la bouche est conseillé, il faut récupérer la dent pour ceux qui veulent la présenter à la petite souris.o.

L’Orthopédie Dento Faciale (ODF) a pour but la prévention, le dépistage, le diagnostic et le traitement des malformations et malposition de la face, des maxillaires, des arcades dentaires et des dents. Elle est pratiquée par les spécialistes en orthopédie dento-faciale, mais également par les Chirurgiens-dentistes omnipraticiens.

L’Orthodontie, partie de l’Orthopédie Dento-Faciale, concerne plus particulièrement les malpositions des arcades et des dents. En empêchant l’apparition des malformations, ou en les corrigeant, l’ODF permet non seulement de favoriser le bien être social des patients, mais surtout de préserver la santé bucco-dentaire et donc la santé globale. Une fonction équilibrée et harmonieuse de l’appareil masticateur (articulations, muscles, dents) préserve sa santé et retarde les effets de son vieillissement naturel.

L’ODF s’adresse aux enfants comme aux adultes, soit en première intention, soit associée à des traitements de prothèse ou à des traitements parodontaux. (Traitement des maladies des gencives responsables de la mobilité et du déplacement des dents)

Si un traitement orthodontique est envisagé, l’orthodontiste va prescrire des examens complémentaires (radiographies, moulages en plâtre, quelquefois photographies), faire un bilan clinique précis (avec des mesures et des constructions) pour proposer un plan de traitement adapté à la situation particulière du patient.

A ce moment, le patient (et sa famille) seront informés du type d’appareil nécessaire (Plusieurs appareils différents peuvent être nécessaires au cours d’une même phase de traitement), de la durée prévisible du traitement ou de la phase de traitement concernée ; La durée ne peut être qu’approximative car elle dépendra de la coopération du patient, d’une réponse individuelle au traitement qui n’est jamais totalement identique et d’un degré d’incertitude sur la croissance faciale résiduelle ou la persistance d’une parafonction comme la déglutition avec interposition de la langue.

C’est à ce moment que sera recueilli le consentement éclairé après avoir débattu de l’amélioration attendue, des contraintes et des risques éventuels du traitement ou de l’abstention de traitement.

Les malformations les plus fréquentes sont dues à :

  • La déformation des arcades dentaires liés à : la succion du pouce ou d’un autre doigt, l’interposition de la langue pendant la déglutition, la respiration par la bouche qui modifie la posture de la langue
  • Des dents trop grosses pour la taille de la bouche ou inversement,
  • Un décalage entre la croissance des deux mâchoires (squelettique)
  • L’absence d’une ou de plusieurs dents (agénésie)
  • Des dents incluses ou retenues dans la mâchoire

Rapidement l’enfant utilise une brosse à dents, mais est incapable de maîtriser un geste qu’il ne voit pas: il faudra l’aider! Assis sur le bord de la baignoire, l’enfant debout, calé entre les cuisses, la tête contre la poitrine du parent, c’est un moment privilégié, pendant lequel le parent brosse les dents de l’enfant avec ses propres gestes ( dans la même position).

Bonbons et boissons sucrées ne doivent rester que des plaisirs ponctuels; pour garder de bonnes dents(et un plaisir renouvelé!). Il ne faut pas les laisser en permanence à portée des enfants. Leur consommation s’apparente à la consommation d’un apéritif pour un adulte: c’est la fête, puis on va se brosser les dents.

Si malgré toutes ces précautions des caries apparaissent, il ne faut pas laisser l’enfant avoir mal aux dents, faites-le soigner.

Pendant, la grossesse de la future maman car c’est la période de la mise en place de la fluoration , qui bien menée n’est pas dangereuse et protège les dents de l’enfant. Il faut évoquer les différentes méthodes de fluoration lors de l’allaitement ou de l’utilisation du biberon.

Après la naissance, bébé peut accompagner sa mère, il fera connaissance avec le cabinet dentaire, c’est important pour qu’une relation de confiance s’installe.

Plus tard les consultations régulières entretiennent la confiance et l’enfant apprend à connaître le lieu de soin, le personnel, les instruments. il comprend très vite que c’est pour jouer et dire « maman, je n’ai rien aux dents ».

A 6 ans apparaissent les premières molaires définitives, tout là- bas, tout au fond: faites- les vite surveiller par votre praticien car elles sont très fragiles et elles doivent rester en bouche jusqu’à 99 ans au moins !

A 7 ans les dents de devant tombent et sont remplacées par les incisives définitives. Attention, c’est la période des fractures: si votre enfant se casse une dent, gardez les morceaux et apportez- les vite chez votre chirurgien-dentiste.

Entre 9 et 11 ans, les molaires de lait et les canines seront remplacées, Il est important de surveiller leur mise en place. Puis se mettront en place les secondes molaires et à douze ans les arcades définitives seront constituées, il faut les surveiller.

Vers 18 ans les dents de sagesse apparaissent.

En général, un bébé a ses premières dents environ vers 6 mois, certains sont plus précoces, d’autres auront la première éruption un peu plus tard. Ces dents lactéales seront présentes en totalité vers 2 ans.

Mon enfant est tombé sur la bouche et a cassé une dent que dois je faire ?

En cas de perte ou de fracture de dent, ramassez les morceaux, conservez-les de préférence dans du lait UHT, sinon du sérum physiologique ou à défaut dans la salive de l’enfant, prévenez les parents, contactez immédiatement un chirurgien-dentiste, restez calme, rassurez l’enfant.

Il m’arrive de grincer des dents la nuit

Le bruxisme

Le bruxisme ou grincement des dents correspond à une augmentation importante des périodes de contact des dents entre elles en dehors de la mastication et de déglutition.

Le bruxisme peut être effectué le jour et la nuit pendant le sommeil. Les mouvements sont inconsciemment, ce qui entraîne des frottements dentaires importants.

Les signes cliniques induits par le bruxisme sont variables selon la durée et l’intensité des forces exercées :

  • usure de l’émail et ensuite de la dentine
  • fracture de morceaux de dent
  • sensibilisation de la dent aux changements de température et aux aliments acides, atteinte du nerf dentaire
  • douleurs dentaires diffuses, musculaires, allant parfois jusqu’aux oreilles et le cou , maux de tête.
  • craquement de l’articulation mandibulaire.

Le bruxisme est souvent dû a une occlusion anormale ou à une souffrance psychologique, stress.

Traitement

Le traitement consiste à permettre au patient de ne plus serrer par réflexe, par la pose d’une gouttière protectrice. Le stress du patient identifié, il peut faire de la relaxation ou dans des cas plus important suivre des traitements psychologiques.

Dans les cas d’occlusion anormale, après identification des dents en cause, un meulage sélectif peut être envisagé, et dans les cas plus important un traitement d’orthodontie est envisageable.